Pour ceux qui connaissent Julio, c'est un texte qu'il a écrit à la va vite. Attention âme sensible, les détails sont violemment décrit...
"L'homme traverse la route.
Il est à mi chemin vers le trottoir, à un quart de chemin de la mort, à un
huitième de seconde de cette voiture
qui traverse la rue à une vitesse extraordinaire...
il la voit au dernier moment, quelques centièmes de seconde avant l'impact.
son sang tout à coup se fige et se glace, il n'a pas conscience qu'il va
mourir. non, c'est bien pire.
une peur ancestrale s'est emparée de son être et l'étreint de ses bras
puissants.
Sa vie ne défile pas devant ses yeux. Non, la seule pensée concrête
dégringolant dans son cerveau
est une photo de sa femme et de sa fille. Deux filles souriantes, charmantes
qui posent d'un air amusé
sur l'objectif, démontrant véritablement la complicité et la cohésion
familiale.
Une famille soudée, oui, mais qu'allaient-ils devenir sans Paul ?
Lui n'y pense pas, il pense à sa mort que de manière douce et nostalgique
comme pour ne pas se faire terrasser par
la gravité de la situation...
De toute facon, tout ses sens sont destabilisés par les afflux hormonaux
irriguant à grosses doses son cerveau euphorique,
arrosant à son tour son conscient dépassé.
Le choc est brutal et violent, la voiture le percute sans freiner et ses
articulations des hanches et des genoux se brisent
contre le par-choc et se retournent en dessinant une désarticulation digne
d'un pantin en mousse tout en creusant une courbure dans le
métal. L'homme est alors dans son déséquilibre le plus total, il s'abat
violemment contre le pare-brise,
les cotes viennent d'abord se briser une part une dans un mouvement de
poulis et sa nuque, ses cervicales qui craquent, sa
carotyde ainsi qu'une moitié de sa face prennent le relai contre le pare
brise qui s'effiloche doucement au fur et à mesure
des coups. Le sang gicle alors comme de l'urine d'alcoolique dans une
pissotière, à grande goulée. une larme de sang
parvient même à se faufiller dans un lézard du pare-brise et tombe sur la
boite à gant à quelques centimètres du conducteur effaré.
L'homme finit sa chûte par de merveilleuses roulades à travers la route.
Une voiture passant en sens inverse écrase violemment Paul dans un bruit de
mastication écoeurante.
Fin (héhé)."
... -_-